La vérité sur Belgacom

By Jean-Yves Huwart | janvier 5, 2010

Une équipe de Belgacom va installer un nouveau raccordement à la campagne, dans une maison isolée.

L’endroit est très boueux. Quand les piocheurs ont creusé 50 cm, le sol s’effondre et ils se retrouvent enlisés jusqu’aux genoux, incapables de se dégager. Le jointeur et l’électricien descendent dans la fosse pour les aider, mais ils se retrouvent pris au même piège. Le chauffeur recule la camionnette au bord du trou et y accroche un câble qu’il lance à ses collègues. Il embraie, les roues patinent, il insiste et le véhicule se retrouve embourbé.

Il appelle le contremaître qui arrive avec un camion. Ils y accrochent la camionnette et la tirent. Peine perdue, le camion s’enlise à son tour jusqu’aux essieux. Tout penaud, le contremaître appelle l’ingénieur qui décide de se rendre sur les lieux. A peine arrivé, il prend action et en moins d’une minute, les hommes sont délivrés et les véhicules remis sur la route. Qu’a-t-il fait?

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Réponse : Il a dit : « Eh les gars, vous savez qu’il est quatre heures ? »

PS: Ce n’est pas une blague: j’attends depuis cinq mois que Belgacom vienne raccorder le téléphone dans ma nouvelle habitation… #fail #bigfail

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Un « Gomorra » sur la Tchétchénie, par Jonathan Littell

By Jean-Yves Huwart | décembre 28, 2009

Je fais partie de ces lecteurs qui ont adoré « Les Bienveillantes« de Jonathan Littell. Aussi, quand j’ai vu « Tchétchénie, An III » signé du même auteur, sur le présentoir de ma librairie favorite, je m’en suis immédiatement saisi. J’ai bien fait.

Le livre de 132 pages est très différent de la fresque de près de 800 pages qui avait valu le prix Goncourt à son auteur, en 2006. Il s’agit d’un reportage, très documenté, sur la Tchétchénie de 2009. Un ouvrage d’autant plus approfondi que Littell a travaillé en Tchétchénie dans les années 90, aux heures les plus sanglantes des deux guerres de Tchétchénie.

On y découvre une république aujourd’hui stabilisée grâce aux milliards de roubles débités par Moscou.

En façade, les Russes ont maté la rébellion tchétchène.Dans les faits, ils ont placé à la tête de la République caucasienne un défenseur de la société islamique qui la gouverne comme son clan.

Moscou déverse donc l’argent sur Grozny. Ramsan Kadyrov, le président consacré par le Kremlin, répartit la manne auprès de ses fidèles en liasses de liquide, Porsches Cayenne et autres home cinemas, etc.

Malgré l’énorme niveau de corruption, la Tchétchénie a changé de visage, reconnaît Littell. Les stigmates de la guerre ne sont quasiment plus visibles dans la capitale caucasienne. Les boutiques de luxe et les restaurants animent le centre de la ville. Dans l’arrière-pays, des villages très isolés ont été raccordés au gaz (du jamais vu même sous l’URSS), au téléphone et au réseau mobile…

« La nuit, cependant, les disparitions se poursuivent », écrit Jonathan Littell

D’un côté, les autorités tchétchènes invitent les anciens rebelles réfugiés à l’étranger à revenir au pays… De l’autre, les récalcitrants risquent gros. Des milices brûlent les maisons des familles de djihadistes qui décident de demeurer dans le maquis…

Les assassinats non résolus, par ailleurs, défraient encore l’actualité. Ceux des journalistes Anna Politkovskaïa et Natalia Esternirova ont, bien sûr, été les plus médiatisés.

La lecture du livre-reportage de Jonathan Littell m’a rappelé une autre enquête plus qu’approfondie, l’extraordinaire « Gomorra », de Roberto Saviano.

Certes, l’ouvrage de Littell est beaucoup plus court que la brillante plongée dans l’univers de la Mafia rédigée par le journaliste italien. Mais on en ressort avec le même sentiment extrêmement précis sur la situation actuelle, cette fois, de la république du Caucase.

On perçoit aussi l’embrasement possible des tensions latentes d’hier dans les zones voisine. La région reste fragile. Les conflits d’hier peuvent se déplacer demain en Ingouchie ou au Daguestan,…

Cette description de la gestion du dossier tchétchène est également un stéthoscope posé sur le torse de la Russie contemporaine.

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Le Rwanda adhère au Commonwealth. La sphère d’influence belge se rétrécit encore…

By Jean-Yves Huwart | décembre 1, 2009

Alors que le Royaume exporte comme jamais ses responsables politiques dans les hautes sphères de l’Olympe international, la sphère d’influence de la Belgique sur le plan extérieur vient encore de se ratatiner.

Le Rwanda vient d’adhérer au Commonwealth. Certes, depuis 1994, la Belgique n’a plus grand chose à dire dans son ancienne colonie d’Afrique centrale. Mais de là, en ce qui concerne le Rwanda, à s’insérer dans un club ex-colonial avec lequel le pays (allemand avant d’être belge) n’avait jusqu’ici, a priori, pas de liens formels, voila qui est très singulier.

Le geste vise, c’est vrai, surtout à embêter la France, avec laquelle le Rwanda est en froid depuis près de quinze ans, malgré des signes de réchauffement récents). Le président Kagame a déjà remplacé le français par l’anglais, comme langue d’enseignement public. L’entrée dans le Commonwealth appuie encore le rapprochement du Rwanda avec le monde anglo-saxon.

Mais voila qu’après GDF-Suez, Fortis, les Diables Rouges absent de la prochain World Cup en Afrique du Sud, etc. , voici l’espace de rayonnement politico-économique de la Belgique encore un peu amputé. C’est ainsi.

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Je reprends mon souffle, après une semaine survoltée

By Jean-Yves Huwart | novembre 24, 2009

La semaine dernière je publais « Wallonie 2.0″, mon nouvel ouvrage sur l’économie wallonne. La démarche se voulait cette fois plus prospective, en phase avec mes recherches et activités au sein de Entreprise Globale.

Je suis plutôt satisfait de l’intérêt porté à ce petit pensum. Les supports ci-dessous ont, à ce stade, tous eu la gentillesse de se pencher sur le contenu

Canal Z


jean yves huwart wallonie 2.0
envoyé par micmac2bo. – L’actualité du moment en vidéo.

La Libre

La Première

RTL Info

Pure FM (Podcast réécoutable ici)

Trends-Tendances (4 pages)

L’Echo

Vers l’Avenir

Dynamisme

UCM: Union & Actions

Les Annonces

Belga

BFM Today

AWT TV


Wallonie 2.0 ou comment redevenir une puissance économique
Posté le 07/12/2009 sur www.awt.be

Le blog du Microsoft Innovation Center de Mons

Plus d’autres que j’oublie….

On a parlé aussi du livre Wallonie 2.0 au parlement wallon : majorité et opposition ont eu des mots très positifs, soulignant le vent frais apporté par le contenu et l’approche du livre. Le contenu de la discussion entre Rudy Demotte et Jean-Luc Crucke est retranscrit ici.

Quelques speeches s’annoncent par ailleurs, dans les semaines qui viennent. On verra…

C’est marrant, je ne parviens pas à m’intéresser une seconde à la désignation de Martens ni à l’avenir de BHV.

La seule question qui vaut la peine d’être posée : le Standard peut-il battre Arsenal ce soir… ?

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Sortie de mon livre « Wallonie 2.0″

By Jean-Yves Huwart | novembre 16, 2009

C’est avec plaisir que je retrouve ce blog que j’avais laissé un peu en sommeil ces derniers mois faute de temps, essentiellement.

Le travail autour de mon projet de think tank Entreprise Globale est, en effet, plus que consistant. Tenter de le développer n’est pas un mince défi, même si ce dernier est passionnant. Je ne regrette en tout cas pas ce passage.

Le livre « Wallonie 2.0″ est une forme de première production, résultant du travail de recherche et de rencontres que j’effectue maintenant depuis une dizaine de mois avec Entreprise Globale. L’ouvrage rassemble à la fois un regard sur l’évolution de l’économie moderne, la montée en puissance des réseaux, de l’innovation et de la collaboration. Il tente d’interpréter l’impact de cette transformation dans un contexte wallon.

« Wallonie 2.0″ est aussi, d’une certaine façon, le tome 2 de mon précédent ouvrage: « Le second déclin de la Wallonie » (paru en 2007 aux éditions Racine).

Ce dernier disséquait les maux et travers qui ont mené la Wallonie, depuis le début des années 80, à accumuler erreurs et gaspillages au niveau de sa politique économique. Ce premier ouvrage m’a valu un succès d’estime certain. Les responsables d’entreprise, des individus d’ici ou là, mais aussi beaucoup de politiques, de tous les partis, ont opiné quant à l’analyse.

« Le second déclin de la Wallonie » se penchait sur le passé récent et se terminait sur une note d’espoir. Après le diagnostic, toutefois, quid de la prescription et du traitement ?

« Wallonie 2.0″ propose un voyage.

Le livre se penche, d’abord, sur le passé glorieux de la Wallonie, du point de vue économique, lorsque la Wallonie était perçue, à l’époque, par les autres pays européens, aussi positivement que le sont aujourd’hui la Finlande ou la Silicon Valley: des territoires dynamiques et pionniers. A la moitié du 19ème siècle, la richesse par habitant était chez nous 25% à 30% supérieure au niveau de vie en France ou en Allemagne.

Comment ? Pourquoi ?

Le livre donne ensuite un coup de projecteur sur les tendances de fond à l’oeuvre dans l’économie mondiale. L’importance de la créativité et des réseaux, les mises en relations, etc. Tant qu’à prendre de nouvelles mesures, autant qu’elles anticipent sur les transformations à venir.

Vient ensuite le temps des recommandations. Pas facile. Mais indispensable. La priorité en Wallonie, si la Région veut un jour espérer un véritable rattrapage économique, autrement dit pas au 22 ème siècle, c’est d’oeuvrer au développement de l’entrepreneuriat. Il n’y a pas d’autre voie.

Cette volonté ne se décrète toutefois pas. Elle nécessite une ambiance, un contexte, une ouverture, un cadre qui maximise les possibilités d’interactions entre individus. Elle nécessite aussi, dans la perspective du renforcement d’une économie de l’innovation et de la créativité, de rendre aux villes une partie de leur rôle économique fondateur, et ne pas laisser aux zonings impersonels le monopole de l’économie.

Wallonie 2.0, réseaux et de l’innovation (par JY Huwart) envoyé par EntrepriseGlobale. – L’info video en direct.

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Réactivation de ce blog

By Jean-Yves Huwart | novembre 10, 2009

Après plusieurs mois de silence, ce blog reprend du service.

Je publie la semaine prochaine un nouveau livre sur l’économie wallonne: « Wallonie 2.0 : Nous étions une puissance économique. Nous pouvons le redevenir » (Ed. Le Cri)

J’en dis plus très vite!

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Le crépuscule des décadents wallons

By Jean-Yves Huwart | avril 16, 2009

La bonne nouvelle dans le fait de se payer un bye bye trip, même s’il passe inutilement par Phoenix, c’est qu’il s’agit du dernier. Donc, cinq de nos sept parlementaires régionaux tireront leur révérence au mois de juin. Pour certains, la durée du mandat de député se comptait en décennies. Aussi loin que je me rappelle avoir suivi l’actualité politique, ces hommes occupent le paysage. Pour quel bilan… Death Valley

Les petits voyages de complaisance, les bonnes tables midi et soir, les ronds de jambe de courtisants écervelés ou sans éducation, les juteux jetons de présence, les signes ostentatoires de pouvoir… Voila, depuis des années, de quoi est fait l’ordinaire de ces mandataires. Voila ce qui motive leur engagement politique depuis que leurs idéaux de jeunes militants se sont (rapidement) estompés. Ils n’incarnent pas le déclin de la Wallonie. Ils incarnent sa décadence: plus d’un quart de siècle de fausses chamailleries et de combats à fleuret moucheté, de « solidarité » transpartisane pour se ménager un maximum de gras et de plaisirs dans l’exercice de leurs fonctions, en confisquant, en général, la démocratie à l’échelon local.

Gavés de leur dernier séjour tous frais payés dans les cinq étoiles, ces braves gens raccrochent, donc. Enfin.

Cette excellente nouvelle n’arrive pas seule. Les mandataires qui resteront seront demain, promis, soumis au régime de la transparence. Objectif: limiter les prébendes dont ils risquaient encore, comme leurs aînés, de se goinfrer jusqu’en 2014.

Ajoutons une troisième bonne nouvelle qui concerne la gouvernance régionale: cette décision de ne plus autoriser les communications officielles de ministres wallons, mais de les anonymiser. L’air de rien, la disposition (si elle est tenue, sincère, et n’est pas contournée via on ne sait quel coup tordu) pourrait avoir un gros impact sur la gestion des affaires régionales. J’ai croisé des ministres qui, à mon estimation, passaient sans rire la moitié de leur temps à trouver et préparer le contenu de leurs conférences de presse hebdomadaires. Ici, l’annonce ne concerne visiblement que les campagnes de communication officielle. Mais elle démontre l’émergence d’un nouvel esprit. Quand même…

Assistons-nous, pour de bon, au crépuscule des décadents wallons ?  Espérons-le. Les caisses wallonnes, cette fois, sont vides. Mais comptons sur la Flandre pour remettre les pendules à l’heure quand, la crise sera un peu derrière, les tensions communautaires ressurgiront. Ils rappeleront, avec raison, qu’une partie de ces excès sont payés avec leur argent…

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Blogs/Twitter au programme des écoles britanniques, pour un enseignement en phase avec son temps

By Jean-Yves Huwart | mars 26, 2009

Après 800 heures de cours de néerlandais, les lycéens de Communauté française savent à peine, dans le meilleur des cas souvent, demander leur chemin dans la langue de Vondel. La situation perdure depuis plus de 40 ans. Les ministres de l’enseignement successifs reconnaissent le problème depuis une quinzaine d’années. Aucune action. pupils

La liste des actes manqués de la politique de l’éducation en Belgique francophone est longuissime. Cette inertie et ces mutliples faux départs expliquent, on le sait, en partie, les piètres performances de notre ensignement au sein du célèbre classement Pisa. Elle inquiète. Car ailleurs, d’autres systèmes éducatifs s’adaptent. Réagissent et innovent.

C’est le cas du Royaume-Uni. Où la réforme des programmes prévoit d’approfondir l’utilisation des outils en ligne, à l’école primaire. Les éléves seront initiés précocement au fonctionnement des blogs, de Twitter, de Wikipedia. Sensibilisés aussi à leurs risques ou défauts. Les enseignants vont également obtenir plus de latitude par rapport au contenu des programmes scolaires. Ce régime leur permettra d’appporter des réponses plus adaptées aux besoins exacts des élèves.

Ces derniers seront, par ailleurs, éveillés à une série de thèmes de société, aux mécanismes de la pression des pairs, à la compréhension chronologique et à l’enchaînement de certains événements historiques, au choix. Pas de l’étude brute. Mais l’acquisition de certaines savoirs bien articulés. Londres veut faire en sorte que les écoles prodiguent un enseignement adapté à leur temps.

La réforme devrait être dévoilée dans son intégralité dans les semaines à venir. Elle promet de détoner. Mais aussi d’armer la prochaine génération à la société technologique et globale, présente et à venir.

Détonera-t-on en Belgique francophone, après les élections régionales ? Il faudra un jour sortir des années 70, en matière d’éducation.

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Le Grand Curtius intéressera les Liégeois. Mais les autres…?

By Jean-Yves Huwart | mars 9, 2009

Etonnant ce reportage inaugural sur l’inauguration du musée Grand Curtius de Liège. J’avoue ne pas avoir discerné si le journaliste de la RTBF  y allait d’une dithyrambe au premier degré ou si le trait forcé de son commentaire, collé aux images du nouveau « joyau muséal » de la ville de Liège, trahissait en fait une profonde ironie. On y voyait alignés successivement une collection de divers objets de cristallerie, des crânes d’animaux fossilisés, une portrait de Napoléon peint par Ingres (quand même), l’évangéliaire de Notger (datant du 11ème siècle, certes, mais que ceux qui connaissent…) ainsi qu’un assortiment de Kalachnikovs (!) et de douilles vides… Et encore, n’a-t-on pas vu un lot des pendules Empire à l’écran. Grand Curtius

Sincèrement, je souhaite que le Grand Curtius remplisse les espoirs placés en lui par ses promotteurs. Le cadre est séduisant. L’architecture fonctionne. Voici deux ans, à l’occasion d’une enquête sur cet interminable projet (un dossier du style de la place St-Lambert dont la principauté à la secret), j’avais bénéficié d’une visite particulière du chantier. Le magnifique Palais Curtius est parfaitement restauré. Il est en outre très agréablement mis en valeur par de lignes modernes, épurée et harmonieuses. Le plan rehausse enfin de quartier ancien de Liège, plein de saveurs médiévales.

Cela dit, il faut bien l’avouer, le contenu, tel qu’énuméré, fait penser aux restes d’un vieux grenier que l’on aurait mis en vitrine plutôt que de l’aligner sur la rue… Je ne suis pas plus convaincu qu’il y a deux ans de l’approche muséale du Grand Curtius.

Il y a un péché originel. L’idee de ce musée n’est pas née, voici quinze ans (!), d’une démarche culturelle. Elle découle d’un calcul budgétaire et immobilier, à savoir concentrer en un lieu disponible (le palais Curtius) les différents musées liégeois décentralisés et vétustes. Passons sur les dérapages successifs du budgets, les esquisses refaites et les pré-carrés des différents conservateurs. Passons sur les péripéties principautaires qui ont vu les autorités courber l’échine à répétition devant les récréminations habituelles d’une poignées de riverains grincheux.  Au moins, a-t-on trouvé un liant pour justifier la mise en commun de ce bric-à-brac: l’Histoire de Liège au cours des 5.000 dernières années.

Au fond, pourquoi pas. Au moins, cela intéressera les Liégeois. Ils étaient plus de 10.000 au terme des premières journées d’ouverture. Pour les autres, les non Liégeois, par contre, je ne parviens pas à me départir de certains doutes. Des autobus affrétés de Tokyo, ou même d’Eindhoven, pour visiter le Curtius? Qui peut dire… Espérons seulement que la politique d’expositions temporaires soit à la hauteur. On annonce Paul Delvaux, prochainement. C’est bien. Mais il faudra suivre ensuite avec du lourd. A défaut, le rayonnement du Curtius restera principautaire…

Il y a encore des lacunes dans la gestion de la politique culturelle, à Liège. Trop de chapelles. Pas assez de professionnalisme et de vision internationale dans le chef des certains opérateurs. Dans ces conditions, Liège aurait-elle vraiment pu prétendre au titre de capitale culturelle européenne 2015 ? Laissons la question ouverte. Mais il reste un paquet de boulons à serrer….

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Les journaux sont mortels

By Jean-Yves Huwart | février 27, 2009

Jeudi, le Rocky Mountain News, l’un des deux grands journaux de la ville de Denver, aux Etats-Unis, a mis la clé sous la porte. Ce journal avec 150 ans. Il avait obtenu quatre Prix Pulitzer au cours de la dernière décennie. En 1999, il avait été parmi les premier à couvrir le massacre de Columbine. Le quotidien tirait à 255.000 exemplaires. Le Rocky Moutains News est l’un des premiers journal grand public à tomber au champ d’honneur de la crise économique et de la transformation profonde du paysage médiatique au profit de nouvelles formes de production et de diffusion de l’information. Les analystes prédisent de nombreuses autres pertes définitives dans la presse, aux Etats-Unis. Qui sait, demain, en Belgique et en Europe.

Les médias doivent aujourd’hui aborder l’avenir avec volontarisme. Comprendre les multiples opportunités de se réinventer qui se présentent à eux. De remiser sur la qualité, l’enquête et la proximité de l’information, trop délaissés ces dernières années. Les menaces actuelles du web peuvent être une chance pour le journalisme et les journalistes s’ils formulent les réponses adéquates, plutôt que se lamenter en choeur. Dans le tintamarre de bruit sur le Net, les contenus de qualité émergeront, soyons en sûr.

En attendant, la mort d’un journal fend le coeur. Certainement cette vidéo épitaphe du Rocky Moutain News.


Final Edition from Matthew Roberts on Vimeo.

(Découvert via Libération )

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